vendredi 5 septembre 2014

Calogero - " Feux d'artifice"

CHRONIQUE CULTURE :  Calogero, nouvel album 

Calogero fait sa rentrée avec un nouvel album intitulé "Les Feux d'Artifice", avec un retour aux sources de la simplicité.
Comment les cinéastes , les romanciers, les artistes nous racontent-ils le monde? FRANCE 24 va au-delà de l'info à la rencontre de la culture engagée dans son temps. Une émission présentée par Louise Dupont. 

J'étais hissé sur des épaules
Sous ces galaxies gigantesques
Je rêvais en tendant les paumes
De pouvoir les effleurer presque
Ça explosait en fleurs superbes
En arabesques sidérales
Pour faire des bouquets d'univers
Moi, je voulais cueillir ces étoiles
On allait aux feux d'artifice
Voir ces étoiles de pas longtemps
Qui naissent, qui brillent et puis qui glissent
En retombant vers l'océan
Et ça fait des étoiles de mer
Ça met dans les yeux des enfants
Des constellations éphémères
Et on s'en souvient quand on est grand
Dans le ciel vibrant de musique
Je voyais naître des planètes
Jaillir des lumières fantastiques
Et tomber des pluies de comètes
Je m'imaginais amiral
Regardant voler mes flottilles
J'ai fait des rêves admirables
Sous ces fusées de pacotille
On allait aux feux d'artifice
Voir ces étoiles de pas longtemps
Qui naissent, qui brillent et puis qui glissent
En retombant vers l'océan
Et ça fait des étoiles de mer
Ça met dans les yeux des enfants
Des constellations éphémères
Et on s'en souvient quand on est grand
Puis sous les cieux incandescents
Quelqu'un refaisait mes lacets
Je voyais des adolescents
Au loin, là-bas, qui s'enlaçaient
Ça laissait dans mes yeux longtemps
Des traînées de rose et de vert
Je voyais dans mon lit d'enfant
Des univers sur mes paupières
Nous sommes comme les feux d'artifice
Vu qu'on est là pour pas longtemps
Faisons en sorte, tant qu'on existe,
De briller dans les yeux des gens
De leur offrir de la lumière
Comme un météore en passant
Car, même si tout est éphémère,
On s'en souvient pendant longtemps

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lundi 19 mai 2014

Le retour du soleil. Zaz


Quand on parle de héros, que dire de ces hommes,
Qui vivent sous le manteau, et qui ne sont personne?
Ils gardent l'insolence, contre l'ordre établi,
La désobéissance comme un dernier défi.

Quand on parle de héros, que dire de ces femmes,
Qui vivent sous le fardeau d'un état animal?
Elles gardent leurs sanglots au creux le leurs mains nues,
Et la fierté sans mot de ne pas s'´être tues.

Oh, Oh! Ils attendent dans l'ombre le retour du soleil,
Et que passe l'immonde et qu'enfin se réveille,
Ce soleil endormi qu'on leur avait voilé,
La liberté chérie qu'on leur avait volé,
Ils attendent dans l'ombre le retour du soleil,
Ils attendent dans l'ombre le retour du soleil.

Debout devant les chars, à braver les soldats,
Ils sont de cet espoir que l'on ne couche pas.
Ta tête qui se relève au milieu du troupeau,
Et qui lutte et qui crève pour un monde plus beau.

Oh, Oh! Ils attendent dans l'ombre le retour du soleil,
Et que passe l'immonde et qu'enfin se réveille,
Ce soleil endormi qu'on leur avait voilé,
La liberté chérie qu'on leur avait volé,
Ils attendent dans l'ombre le retour du soleil,
Ils attendent dans l'ombre le retour du soleil.

Tous ensemble au cœur du soleil,
Entrons dans la marche du soleil,
Tous ensemble au cœur du soleil,
Entrons dans la marche du soleil,
Allons! Allons!
Qu'on nous avait volé,
Qu'on nous avait voilé,
Qu'on nous avait voilé.
Allons! Allons!
Maintenant! Maintenant!

La part d'ombre. Zaz


Un vieux banc, au bord de la mer,
Je m'assois pour regarder devant
Pour sentir, pour me taire,
Écouter les secrets du vent.

C'est alors qu'elle s'est avancée,
Elle s'est assise à côte de moi,
D'un air sûr, elle s'est présentée,
Je suis ta part d'ombre souviens-toi.


Oh ce soir là, au bout du mystère,
Côte pile, côte face,
Ma part de paix et ma part un guerre,
Se sont regardés en face.

Trop longtemps en douleur
L'une contre l'autre elles ont régné,
Trop d'excès, trop de peur,
Et si ce soir elles s'accordaient?


Ma part d'ombre était revenue
Est-ce qu'elle était là pour négocier?
Moi longtemps j'avais cru
Qu'elle finirait par se lasser.

Cette part blessée dorénavant,
Je la prends dans mes bras en douceur.
Je n'entends plus le bruit du vent,
Maintenant j'entends battre mon cœur.


Oh ce soir là, au bout du mystère,
Côte pile, côte face,
Ma part de paix et ma part un guerre,
Se sont regardés en face.

Trop longtemps en douleur
L'une contre l'autre elles ont régné,
Trop d'excès, trop de peur,
Et si ce soir elles s'accordaient?


Moi je suis le jour comme la nuit,
Je sens ce besoin d'équilibre,
La chaleur est la pluie,
Le silence est le bruit.

Entre ombre et lumière je me sens vivre.

Un vieux banc, au bord de la mer,
Je m'assois pour regarder devant
Pour sentir, pour me taire,
Écouter les secrets du vent.

C'est alors qu'elle s'est avancée,
Pour s'assoir à côte juste là,
C'est moi qui lui ai parlé,
Je suis ta part de lumière-moi.

La lune


J'irai moi aussi sur la lune
Demain c'est sûr je tisserai
Un fil de ma terre à sa brume
Et vers elle je me glisserai
Pour offrir des fleurs à ses dunes
Lui dire que je l'aime de plus près

J'irai moi un jour sur la lune
J'en peux plus de l'imaginer
Et quand le soleil m'abandonne
Qu'il rougit de me délaisser
Je sens l'aura de l'aréole
M'envahir et me kidnapper

C'est sûr j'irai un jour là haut
Puiser des secret à la louche
Aussi pour lui faire un cadeau
A dos d'éléphant et de mouche
J'irai c'est sûr un jour là haut
J'ai déjà prévu l'escalier
Avec des ailes pour mieux grimper
Au milieu de la voie lactée

J'irai moi aussi sur la lune
Pour un échange de secrets
Les siens emballés dans son tulle
Les miens en hublot de Noé
J'irai la voir un jour c'est sûr
Et j'serai même pas déguisée

C'est sûr j'irai un jour là haut
Puiser des secret à la louche
Aussi pour lui faire un cadeau
A dos d'éléphant et de mouche
J'irai c'est sûr un jour là haut
J'ai déjà prévu l'escalier
Avec des ailes pour mieux grimper
Au milieu de la voie lactée

C'est sûr j'irai un jour là haut
Puiser des secret à la louche
Aussi pour lui faire un cadeau
A dos d'éléphant et de mouche
J'irai c'est sûr un jour là haut
J'ai déjà prévu l'escalier
Avec des ailes pour mieux grimper
Au milieu de la voie lactée

C'est sûr j'irai un jour là haut
Puiser des secret à la louche
Aussi pour lui faire un cadeau
A dos d'éléphant et de mouche
J'irai c'est sûr un jour là haut
J'ai déjà prévu l'escalier
Avec des ailes pour mieux grimper
Au milieu de la voie lactée

J'irai moi aussi sur la lune
J'irai c'est sûr monter là haut
Des baisers semés par nos bouches
Et des rêves d'humanité
J'irai pour la réconforter
Lui dire que je l'aime de plus près

dimanche 18 mai 2014

Nous debout. Zaz


Qui dit,
Qu'on ralentit
Ça déraille et puis
On a les mains plein d'cambouis

Qui dit,
Qui dit «tant pis»
Le vernis s'écaille,
Fini, c'est fini...

Qui dit
Les briques et le gris
La ferraille, les débris
On a les mains plein d'cambouis

Qui dit
Quand vient la nuit
La télé qui bâille
L'ennui, l'ennui...

Soulève, soulève-toi
Au-dessus, des toits, des ardoises
Soulève, relève-toi
On s'enlise ici dans la vase

Nous debout, debout,
Même les pieds dans la boue

On voit les étoiles jusqu'au bout...
Nous debout, debout,
Même les pieds dans la boue
Elles se dévoilent jusqu'à qu'à nous...
Nous debout, debout,
Même les pieds dans la boue
On voit les étoiles jusqu'au bout...

Qui dit
Les carreaux salis
La grisaille et la pluie
On patauge dans la bouillie

Qui dit
Qu'on est maudits
Que la vie tiraille
Ici, ici...

Que dit
Qu'on ralentit
Ca déraille et puis
On a les mains plein de cambouis...

Soulève, un peu nos rêves
Au-dessus des toits, des falaises
Soulève, il faut qu'on s'élève
On s'enlise dans la terre glaise

Nous debout, debout,
Même les pieds dans la boue
On voit les étoiles jusqu'au bout...
Nous debout, debout,
Même les pieds dans la boue
Elles se dévoilent jusqu'à qu'à nous...
Nous debout, debout,
Même les pieds dans la boue
On voit les étoiles jusqu'au bout...

Qui dit
Qu'on ralentit
Pourquoi rester accroupi

Cette journée. Zaz


Cette journée nous appartient,
Et ne remettra rien en cause,
Ce que je suis ni d'où tu viens,
On en retendra quelque chose,
Cette journée pour toute une vie,
Comme si on avait mis sur pause
Ce que tu es et d'où je suis,
Tout ce qu'on s'est dit je suppose.

Au lendemain de nos adieux
Sur le chemin de ma vraie vie,
Une autre couleur dans les yeux,
Un peu de peur et d'interdit,
Comme on s'est laissé par amour,
Sans la tristesse des regrets,
Comme un accord et pour toujours,
Un peu de nos caresses en secret.

Et si les années sont passées
Sur ton visage et son sourire,
Si j'ai bien souvent repensé,
À ton odeur et tes soupirs,
À me redemander pourquoi,
Si je ne sais plu qui j'étais,
Avant que ce soit toi et moi,
Pour quelques heures à tout jamáis.

Oublie Loulou. Zaz


J'étais amoureux fou
D'une demoiselle Loulou
C'était une obsession
J'en perdais la raison
Je n'avais plus d'appétit
Je ne dormais plus la nuit
Et tous mes amis
Me disaient ceci:

Oublie oublie Loulou
Mais oublie, mais oublie Loulou
Oublie-la donc.
Oublie, oublie Loulou
Mais oublie, mais oublie Loulou
Oublie la-donc.

Si tu ne le veux pas
Tu ne le peux pas
Tu ne le pourras pas ah! ah!
Si tu le veux
Tu le peux
C'est un jeu
Et voilà ah!

Oublie oublie Loulou
Mais oublie, mais oublie Loulou
Oublie-la donc.
Oublie, oublie Loulou
Mais oublie, mais oublie Loulou
Oublie la-donc.

À quoi bon t'en faire de la bile
Ne fait donc pas l'imbécile
Mon ami, je te dis
C'est la vie
Mais oublie mais oublie-la.

Je vivais un cauchemar
J'en avais le cafard,
Effroyables moments
Où je claquais des dents
Et tout autour de moi
Je croyais entendre des voix
Ces voix jour et nuit
Me disaient ceci:

Oublie oublie Loulou
Mais oublie, mais oublie Loulou
Oublie-la donc.
Oublie, oublie Loulou
Mais oublie, mais oublie Loulou
Oublie la-donc.

Si tu ne le veux pas
Tu ne le peux pas
Tu ne le pourras pas ah! ah!
Si tu le veux
Tu le peux
C'est un jeu
Et voilà ah!

Oublie oublie Loulou
Mais oublie, mais oublie Loulou
Oublie-la donc
Oublie, oublie Loulou
Mais oublie, mais oublie Loulou
Oublie la-donc

Et en parcourant la ville
J'ai trouvé une autre idylle
Qui m'a dit: «Mon ami
C'est la vie
Mais oublie, mais oublie-la»

Oublie oublie Loulou
Mais oublie, mais oublie Loulou
Oublie-la donc.
Oublie, oublie Loulou
Mais oublie, mais oublie Loulou
Oublie la-donc.

Si tu ne le veux pas
Tu ne le peux pas
Tu ne le pourras pas ah! ah!
Si tu le veux
Tu le peux
C'est un jeu
Et voilà ah!

Oublie oublie Loulou
Mais oublie, mais oublie Loulou
Oublie-la donc.
Oublie, oublie Loulou
Mais oublie, mais oublie Loulou
Oublie la-donc.

Et en parcourant la ville
J'ai trouvé une autre idylle
Qui m'a dit: «Mon ami
C'est la vie
Mais oublie, mais oublie-la»