dimanche 19 janvier 2020

daara j family senegal




paroles officielles Senegal ♪ - Daara J Family


Jom mooy dém waayé fulay ñibbisi (…) SENEGAL

J'aime ce Pays
Qui m'a vu grandir
Cette terre qui a vu
Mes premières larmes
Et mes fou rires
Pas besoin d'un crayon pour dessiner
Les sourires Tels des rayons
De soleil pour taccueillir
Le CFA parle fort à travers et à tort
On marchande pour
Le transport et Quoi encore...
Ici c'est Taxi-brousse,
Jaune-noir cars-rapide,

Ndiaga ndiaye ou Pousse-pousse
Petite pause dans une
Dibiterie ou Tangana
Petite tintamarre
C'est du Tama
Elle danse avec ou sans salaire
Malgré les coupures d'électricité,
Deau et la Galère Une pensée
Pour les frères qui ont coulé
Dans l'Atlantique
Même si j'ai la chance de revenir
Ma blessure est à authentique
Nul n'est prophète chez soi
Mais on eqt mieux que chez soi
C'est vrai j'ai duré là-bas
Mais mon cœur était là SENEGAL
REFRAIN



Fila reew néexé (…)



Le courage de partir
La force de revenir Partir
Pour grandir Revenir pour bâtir
Dans la grisaille et le froid
Jentendais ta voix,
Me Revoilà chez moi
Là où je me sens comme un Roi
SENEGAAAL...

(…)

vendredi 23 janvier 2015

La ballade de Jean Batailleur - Zachary Richard - Isabelle Boulay




  Je m'appelle Jean, Jean Batailleur,
Je m'ennuie tant que ça me fait peur.
Je suis orphelin, abandonné,
Sous la pleine lune, on m'a trouvé.

Au bout du monde, où je suis né,
La vie est dure, l'amour cassé,
C'est pas la peine de faire comme si,
Tout est foutu, tout est pourri,
La vie est dure, y'a pas d'espoir
Quand on est mauvais comme moi.

Passe la bouteille, sers moi un verre,
Plus que je bois, plus je vois claire,
Y'a pas d'avenir, y'en aura pas,
Y'a que l'amertume et le tracas.
Des fois je vois l'étoile rouge,
J'entends l'appel, je sens le loup.

Prends ton couteau, allons dehors,
Viens donc danser avec 'Tit Jean.
A coupe de poing, et au fusil,
Je suis le plus fort dans le pays.
Ca m'a donné que de l'ennui
Des points de souture et des ennemis.

Je m'appelle Jean, Jean Batailleur,
Je m'ennuie tant que ça me fait peur.
Je suis orphelin, abandonné,
Sous la pleine lune, on m'a laissé.

To connais qoui mo té gain,
Mo té gain pas rien.
(SAPA QUÈ TINC? NO TINC RES)

Zachary Richard est producteur, compositeur et narrateur de plusieurs documentaires télévisés.  En 2000 Against the Tide, the story of the Cajun people of Louisiana  obtient le prix Best Historical Documentary décerné par le NETA (USA) en 2000.  La version française, Contre vents, contre marées, reçoit le Prix Historia décerné par L’insitut d’Histoire de l’Amérique Française en 2003.  D’autres  documentaires suivront, Coeur Batailleurs, une série de 26 épisodes qui traite de la diaspora acadienne, et Migrations qui traite de la migration aviaire en Amérique du Nord.  Migrations reçoit le Liriot d’Or (premier prix) au Festival International du Film Ornithologique en France en 2008.  Plus récemment, Zachary a participé au tournage de Kouchibouguac, documentaire qui traite du bouleversement social pendant l’expropriation de 250 familles acadiennes pour la création d’un parc canadien en 1978.
Le poète créole Aimé Césaire parlait de ses deux langues, le Créole et le Français, comme étant ses deux mains.  Pour lui, se séparer d’une de ses langues serait l’équivalent de s’amputer d’une main.  C’est très semblable pour Zachary Richard.  L’expérience artistique de Zachary Richard est unique et il participe pleinement à la culture anglo-américaine et la culture francophone d’Amérique du Nord.  Il est l’auteur compositeur le plus américain des francophones, et le plus francophone des américains.

Clif’s Zydeco


La nuit passée,
Dans mon rêve,
J’ai vu Clifton Chenier
Vivant comme vieux Lazare.
Il semblait si beau,
Comme un beau soleil,
Brillant dans le ciel
Au dessus de l’Egypte
Avec une dent en or
Et une Cadillac noire
Un suit en soie
Et des bagues sur les doits
Boozoo à l’arrière
Doopcie à l’avant
Beau-Jacques à côté
de Joe Mouton
Amédée en haut
Bois-Sec en bas
Et à côté, Queen Ida.
Il dit Hé mon garçon,
Quoi c’est toi tu veux?
J’ai dit Monsieur Chenier
Je veux d’être pareille que toi.
Je vous fait serment
Je le vois passer.
Tous les temps en temps
Tu ne peux pas le manquer.
Sur la Prairie Ronde
Près de l’Anse Belair
Dans un honkey tonk
Flottant dans les aires.

vendredi 5 septembre 2014

Calogero - " Feux d'artifice"

CHRONIQUE CULTURE :  Calogero, nouvel album 

Calogero fait sa rentrée avec un nouvel album intitulé "Les Feux d'Artifice", avec un retour aux sources de la simplicité.
Comment les cinéastes , les romanciers, les artistes nous racontent-ils le monde? FRANCE 24 va au-delà de l'info à la rencontre de la culture engagée dans son temps. Une émission présentée par Louise Dupont. 

J'étais hissé sur des épaules
Sous ces galaxies gigantesques
Je rêvais en tendant les paumes
De pouvoir les effleurer presque
Ça explosait en fleurs superbes
En arabesques sidérales
Pour faire des bouquets d'univers
Moi, je voulais cueillir ces étoiles
On allait aux feux d'artifice
Voir ces étoiles de pas longtemps
Qui naissent, qui brillent et puis qui glissent
En retombant vers l'océan
Et ça fait des étoiles de mer
Ça met dans les yeux des enfants
Des constellations éphémères
Et on s'en souvient quand on est grand
Dans le ciel vibrant de musique
Je voyais naître des planètes
Jaillir des lumières fantastiques
Et tomber des pluies de comètes
Je m'imaginais amiral
Regardant voler mes flottilles
J'ai fait des rêves admirables
Sous ces fusées de pacotille
On allait aux feux d'artifice
Voir ces étoiles de pas longtemps
Qui naissent, qui brillent et puis qui glissent
En retombant vers l'océan
Et ça fait des étoiles de mer
Ça met dans les yeux des enfants
Des constellations éphémères
Et on s'en souvient quand on est grand
Puis sous les cieux incandescents
Quelqu'un refaisait mes lacets
Je voyais des adolescents
Au loin, là-bas, qui s'enlaçaient
Ça laissait dans mes yeux longtemps
Des traînées de rose et de vert
Je voyais dans mon lit d'enfant
Des univers sur mes paupières
Nous sommes comme les feux d'artifice
Vu qu'on est là pour pas longtemps
Faisons en sorte, tant qu'on existe,
De briller dans les yeux des gens
De leur offrir de la lumière
Comme un météore en passant
Car, même si tout est éphémère,
On s'en souvient pendant longtemps

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lundi 19 mai 2014

Le retour du soleil. Zaz


Quand on parle de héros, que dire de ces hommes,
Qui vivent sous le manteau, et qui ne sont personne?
Ils gardent l'insolence, contre l'ordre établi,
La désobéissance comme un dernier défi.

Quand on parle de héros, que dire de ces femmes,
Qui vivent sous le fardeau d'un état animal?
Elles gardent leurs sanglots au creux le leurs mains nues,
Et la fierté sans mot de ne pas s'´être tues.

Oh, Oh! Ils attendent dans l'ombre le retour du soleil,
Et que passe l'immonde et qu'enfin se réveille,
Ce soleil endormi qu'on leur avait voilé,
La liberté chérie qu'on leur avait volé,
Ils attendent dans l'ombre le retour du soleil,
Ils attendent dans l'ombre le retour du soleil.

Debout devant les chars, à braver les soldats,
Ils sont de cet espoir que l'on ne couche pas.
Ta tête qui se relève au milieu du troupeau,
Et qui lutte et qui crève pour un monde plus beau.

Oh, Oh! Ils attendent dans l'ombre le retour du soleil,
Et que passe l'immonde et qu'enfin se réveille,
Ce soleil endormi qu'on leur avait voilé,
La liberté chérie qu'on leur avait volé,
Ils attendent dans l'ombre le retour du soleil,
Ils attendent dans l'ombre le retour du soleil.

Tous ensemble au cœur du soleil,
Entrons dans la marche du soleil,
Tous ensemble au cœur du soleil,
Entrons dans la marche du soleil,
Allons! Allons!
Qu'on nous avait volé,
Qu'on nous avait voilé,
Qu'on nous avait voilé.
Allons! Allons!
Maintenant! Maintenant!

La part d'ombre. Zaz


Un vieux banc, au bord de la mer,
Je m'assois pour regarder devant
Pour sentir, pour me taire,
Écouter les secrets du vent.

C'est alors qu'elle s'est avancée,
Elle s'est assise à côte de moi,
D'un air sûr, elle s'est présentée,
Je suis ta part d'ombre souviens-toi.


Oh ce soir là, au bout du mystère,
Côte pile, côte face,
Ma part de paix et ma part un guerre,
Se sont regardés en face.

Trop longtemps en douleur
L'une contre l'autre elles ont régné,
Trop d'excès, trop de peur,
Et si ce soir elles s'accordaient?


Ma part d'ombre était revenue
Est-ce qu'elle était là pour négocier?
Moi longtemps j'avais cru
Qu'elle finirait par se lasser.

Cette part blessée dorénavant,
Je la prends dans mes bras en douceur.
Je n'entends plus le bruit du vent,
Maintenant j'entends battre mon cœur.


Oh ce soir là, au bout du mystère,
Côte pile, côte face,
Ma part de paix et ma part un guerre,
Se sont regardés en face.

Trop longtemps en douleur
L'une contre l'autre elles ont régné,
Trop d'excès, trop de peur,
Et si ce soir elles s'accordaient?


Moi je suis le jour comme la nuit,
Je sens ce besoin d'équilibre,
La chaleur est la pluie,
Le silence est le bruit.

Entre ombre et lumière je me sens vivre.

Un vieux banc, au bord de la mer,
Je m'assois pour regarder devant
Pour sentir, pour me taire,
Écouter les secrets du vent.

C'est alors qu'elle s'est avancée,
Pour s'assoir à côte juste là,
C'est moi qui lui ai parlé,
Je suis ta part de lumière-moi.

La lune


J'irai moi aussi sur la lune
Demain c'est sûr je tisserai
Un fil de ma terre à sa brume
Et vers elle je me glisserai
Pour offrir des fleurs à ses dunes
Lui dire que je l'aime de plus près

J'irai moi un jour sur la lune
J'en peux plus de l'imaginer
Et quand le soleil m'abandonne
Qu'il rougit de me délaisser
Je sens l'aura de l'aréole
M'envahir et me kidnapper

C'est sûr j'irai un jour là haut
Puiser des secret à la louche
Aussi pour lui faire un cadeau
A dos d'éléphant et de mouche
J'irai c'est sûr un jour là haut
J'ai déjà prévu l'escalier
Avec des ailes pour mieux grimper
Au milieu de la voie lactée

J'irai moi aussi sur la lune
Pour un échange de secrets
Les siens emballés dans son tulle
Les miens en hublot de Noé
J'irai la voir un jour c'est sûr
Et j'serai même pas déguisée

C'est sûr j'irai un jour là haut
Puiser des secret à la louche
Aussi pour lui faire un cadeau
A dos d'éléphant et de mouche
J'irai c'est sûr un jour là haut
J'ai déjà prévu l'escalier
Avec des ailes pour mieux grimper
Au milieu de la voie lactée

C'est sûr j'irai un jour là haut
Puiser des secret à la louche
Aussi pour lui faire un cadeau
A dos d'éléphant et de mouche
J'irai c'est sûr un jour là haut
J'ai déjà prévu l'escalier
Avec des ailes pour mieux grimper
Au milieu de la voie lactée

C'est sûr j'irai un jour là haut
Puiser des secret à la louche
Aussi pour lui faire un cadeau
A dos d'éléphant et de mouche
J'irai c'est sûr un jour là haut
J'ai déjà prévu l'escalier
Avec des ailes pour mieux grimper
Au milieu de la voie lactée

J'irai moi aussi sur la lune
J'irai c'est sûr monter là haut
Des baisers semés par nos bouches
Et des rêves d'humanité
J'irai pour la réconforter
Lui dire que je l'aime de plus près

dimanche 18 mai 2014

Nous debout. Zaz


Qui dit,
Qu'on ralentit
Ça déraille et puis
On a les mains plein d'cambouis

Qui dit,
Qui dit «tant pis»
Le vernis s'écaille,
Fini, c'est fini...

Qui dit
Les briques et le gris
La ferraille, les débris
On a les mains plein d'cambouis

Qui dit
Quand vient la nuit
La télé qui bâille
L'ennui, l'ennui...

Soulève, soulève-toi
Au-dessus, des toits, des ardoises
Soulève, relève-toi
On s'enlise ici dans la vase

Nous debout, debout,
Même les pieds dans la boue

On voit les étoiles jusqu'au bout...
Nous debout, debout,
Même les pieds dans la boue
Elles se dévoilent jusqu'à qu'à nous...
Nous debout, debout,
Même les pieds dans la boue
On voit les étoiles jusqu'au bout...

Qui dit
Les carreaux salis
La grisaille et la pluie
On patauge dans la bouillie

Qui dit
Qu'on est maudits
Que la vie tiraille
Ici, ici...

Que dit
Qu'on ralentit
Ca déraille et puis
On a les mains plein de cambouis...

Soulève, un peu nos rêves
Au-dessus des toits, des falaises
Soulève, il faut qu'on s'élève
On s'enlise dans la terre glaise

Nous debout, debout,
Même les pieds dans la boue
On voit les étoiles jusqu'au bout...
Nous debout, debout,
Même les pieds dans la boue
Elles se dévoilent jusqu'à qu'à nous...
Nous debout, debout,
Même les pieds dans la boue
On voit les étoiles jusqu'au bout...

Qui dit
Qu'on ralentit
Pourquoi rester accroupi

Cette journée. Zaz


Cette journée nous appartient,
Et ne remettra rien en cause,
Ce que je suis ni d'où tu viens,
On en retendra quelque chose,
Cette journée pour toute une vie,
Comme si on avait mis sur pause
Ce que tu es et d'où je suis,
Tout ce qu'on s'est dit je suppose.

Au lendemain de nos adieux
Sur le chemin de ma vraie vie,
Une autre couleur dans les yeux,
Un peu de peur et d'interdit,
Comme on s'est laissé par amour,
Sans la tristesse des regrets,
Comme un accord et pour toujours,
Un peu de nos caresses en secret.

Et si les années sont passées
Sur ton visage et son sourire,
Si j'ai bien souvent repensé,
À ton odeur et tes soupirs,
À me redemander pourquoi,
Si je ne sais plu qui j'étais,
Avant que ce soit toi et moi,
Pour quelques heures à tout jamáis.

Oublie Loulou. Zaz


J'étais amoureux fou
D'une demoiselle Loulou
C'était une obsession
J'en perdais la raison
Je n'avais plus d'appétit
Je ne dormais plus la nuit
Et tous mes amis
Me disaient ceci:

Oublie oublie Loulou
Mais oublie, mais oublie Loulou
Oublie-la donc.
Oublie, oublie Loulou
Mais oublie, mais oublie Loulou
Oublie la-donc.

Si tu ne le veux pas
Tu ne le peux pas
Tu ne le pourras pas ah! ah!
Si tu le veux
Tu le peux
C'est un jeu
Et voilà ah!

Oublie oublie Loulou
Mais oublie, mais oublie Loulou
Oublie-la donc.
Oublie, oublie Loulou
Mais oublie, mais oublie Loulou
Oublie la-donc.

À quoi bon t'en faire de la bile
Ne fait donc pas l'imbécile
Mon ami, je te dis
C'est la vie
Mais oublie mais oublie-la.

Je vivais un cauchemar
J'en avais le cafard,
Effroyables moments
Où je claquais des dents
Et tout autour de moi
Je croyais entendre des voix
Ces voix jour et nuit
Me disaient ceci:

Oublie oublie Loulou
Mais oublie, mais oublie Loulou
Oublie-la donc.
Oublie, oublie Loulou
Mais oublie, mais oublie Loulou
Oublie la-donc.

Si tu ne le veux pas
Tu ne le peux pas
Tu ne le pourras pas ah! ah!
Si tu le veux
Tu le peux
C'est un jeu
Et voilà ah!

Oublie oublie Loulou
Mais oublie, mais oublie Loulou
Oublie-la donc
Oublie, oublie Loulou
Mais oublie, mais oublie Loulou
Oublie la-donc

Et en parcourant la ville
J'ai trouvé une autre idylle
Qui m'a dit: «Mon ami
C'est la vie
Mais oublie, mais oublie-la»

Oublie oublie Loulou
Mais oublie, mais oublie Loulou
Oublie-la donc.
Oublie, oublie Loulou
Mais oublie, mais oublie Loulou
Oublie la-donc.

Si tu ne le veux pas
Tu ne le peux pas
Tu ne le pourras pas ah! ah!
Si tu le veux
Tu le peux
C'est un jeu
Et voilà ah!

Oublie oublie Loulou
Mais oublie, mais oublie Loulou
Oublie-la donc.
Oublie, oublie Loulou
Mais oublie, mais oublie Loulou
Oublie la-donc.

Et en parcourant la ville
J'ai trouvé une autre idylle
Qui m'a dit: «Mon ami
C'est la vie
Mais oublie, mais oublie-la»

Si. Zaz


Si j'étais l'amie du bon Dieu
Si je connaissais les prières.
Si j'avais le sang bleu.
Le don d'effacer et tout refaire.
Si j'étais reine ou magicienne
princesse, fée, grand capitaine,
d'un noble régiment.
Si j'avais les pas d'un géant.

Je mettrais du ciel en misère,
Toutes les larmes en rivière,
Et fleurirais des sables
où filent même l'espoir
Je sèmerais des utopies,
plier serait interdit,
On ne détournerait plus les regards.

Si j'avais des milles et des cents,
Le talent, la force ou les charmes,
Des maîtres, des puissants.
Si j'avais les clés de leurs âmes.
Si je savais prendre les armes.
Au feu d'une armée de titans.
J'allumerais des flammes,
Dans les rêves éteints des enfants.
Je mettrais des couleurs aux peines.
J'inventerais des Éden.
Aux pas de chances, aux pas d'étoiles, aux moins que rien.

Mais je n'ai qu'un cœur en guenille,
Et deux mains tendues de brindilles.
Une voix que le vent chasse au matin.
Mais si nos mains nues se rassemblent,
Nos millions de cœurs ensembles.
Si nos voix s'unissaient,
Quels hivers y résisteraient ?

Un monde fort, une terre âme sœur,
Nous bâtirons dans ces cendres
Peu à peu, miette à miette,
goutte à goutte et cœur à cœur

Peu à peu, miette à miette,
goutte à goutte et cœur à cœur

SI je perds. Zaz


Je me sens brocante, je suis la méchante
Si mes enfants m'invitent je fais la pas contente
Et quand ils me visitent je suis la transparente
Je me ressemble pâlotte, je me sanglote
Mes enfants me nettoient, des inconnus me sortent
A croire quand je me vois que je suis déjà morte

Si je perds la memoire il faudrait pas s'inquiéter
C'est que ma vie est au soir d'une triste journée
Si je perds la raison il faudrait pas s'en vouloir
Si ce n'est plus ma maison laissez-moi dans le couloir

Si je perds les pédales, et si ça vous inquiète
Si ça vous fait trop mal, ou je ne sais plus qui vous êtes
Et si je perds la boule n'ayez pas trop pitié
Ma tête est une foule de visages oubliés

Je me sens friperie, je me fais momie
Mes enfants me déplacent comme un vieux manuscrit
et j'ai les feuilles qui cassent, je suis mal écrite

Je me sens bizarre, je m'habille trop tard
Si je repense aux instants où j'ai fait, sans le savoir,
La course avec le temps sans me dire au revoir

Si je perds la memoire il faudrait pas s'inquiéter
C'est que ma vie est au soir d'une triste journée
Si je perds la raison il faudrait pas s'en vouloir
Si ce n'est plus ma maison laissez-moi dans le couloir

Si je perds les pédales, et si ça vous inquiète
Si ça vous fait trop mal, ou je ne sais plus qui vous êtes
Et si je perds la boule n'ayez pas trop pitié
Ma tête est une foule de visages oubliés

Si je perds la memoire il faudrait pas s'inquiéter
C'est que ma vie est au soir d'une triste journée
Si je perds la raison il faudrait pas s'en vouloir
Si ce n'est plus ma maison laissez-moi dans le couloir

Si je perds les pédales, et si ça vous inquiète
Si ça vous fait trop mal, ou je ne sais plus qui vous êtes
Et si je perds la tête n'ayes pas trop pitié
Bientôt je serai bête et vous aurez m'oubliée

Toujours. Zaz


J's 'rai toujours la môme des chemins,
La meilleure copine des lapins,
La petite fille des herbes folles,
Qui s'casse la gueule et qui rigole,

J's 'rai toujours la môme des fougères,
La gamine qui joue dans la terre,
La petite fille aux papillons,
Qui s'pique aux pics des hérissons,

J's 'rai toujours la môme des sauterelles,
La bonne copine des coccinelles,
La petite fille des chants d'oiseaux,
Qui s'cache au milieu des roseaux,

J's 'rai toujours la môme qui courait,
Dans les champs jusqu'à la forêt,
Dans les rangées de tournesols,
Qui s'casse la gueule et qui rigole,


Au milieu d'une foule compacte,
Des bousculades et des carrefours,
De la fenêtre de mon appart',
Et à l'horizon des tours,

Dans les heures de pointe du métro,
Des secousses et des aiguillages,
Dans le miroir d'un rétro,
Au milieu des embouteillages,

Dans le sérieux des opinions,
Des arguments et stratégies,
D'emploi du temps en réunion,
Si c'est de ça qu'il s'agit,

Des sacs à refaire mes affaires,
De mes bagages enregistrés,
Entre les départs, mes arrivées,


J's 'rai toujours la môme des chemins,
La meilleure copine des lapins,
La petite fille des herbes folles,
Qui s'casse la gueule et qui rigole,

J's 'rai toujours la môme des fougères,
La gamine qui joue dans la terre,
La petite fille aux papillons,
Qui s'pique aux pics des hérissons,

J's 'rai toujours la môme des sauterelles,
La bonne copine des coccinelles,
La petite fille des chants d'oiseaux,
Qui s'cache au milieu des roseaux,

J's 'rai toujours la môme qui courait,
Dans les champs jusqu'à la forêt,
Dans les rangées de tournesols,
Qui s'casse la gueule et qui rigole,


Sur les trottoirs d'un autre monde,
Au pied des mêmes quartiers d'affaires,
Des bouts de couloirs qui se confondent,
À la mémoire de mes passages éclairs,

De mes chambres d'hôtels trop chics,
Des taxis jusqu'aux halls de gares,
Des longs tunnels périphériques,
Des avenues et des boulevards,

Au bord des vertiges et des gratte-ciels,
Des rendez vous, des bavardages,
Dans les grandes villes, sans l'essentiel,
Quand le béton me met en cage,

De mes jours à côte de la plaque,
Comme étrangère et sans repère,
À me réfugier dans les parcs,
Pour faire semblant de prendre l'air,


J's 'rai toujours la môme des chemins,
La meilleure copine des lapins,
La petite fille des herbes folles,
Qui s'casse la gueule et qui rigole,

J's 'rai toujours la môme des fougères,
La gamine qui joue dans la terre,
La petite fille aux papillons,
Qui s'pique aux pics des hérissons,

J's 'rai toujours la môme des sauterelles,
La bonne copine des coccinelles,
La petite fille des chants d'oiseaux,
Qui s'cache au milieu des roseaux,

J's 'rai toujours la môme qui courait,
Dans les champs jusqu'à la forêt,
Dans les rangées de tournesols,
Qui s'casse la gueule et qui rigole,

samedi 17 mai 2014

Déterre. Zaz


Fais du bruit, vas-y, vas-y, fais du bruit,
Tu vas voir que c'est là que tu te sens en vie.
Fais du bruit, vas-y, vas-y, fais du bruit,
Fais trembler les murs et réveille les nuits.
Fais du bruit, vas-y, vas-y, fais du bruit,
Relâche, crache tout ce qui te pourrit.

Ce qu'il y a sous la terre, m'effraie, autant que toi,
Tes catacombes, les ombres aux murs
De nos cavernes d'Ali Baba,
Secret taillé, très englouti,
Prends la pelle comme on prend le large,
Entends l'appel.
Déterre,
Déterre-les,
Déterre-toi.

Comme tu veux, vas-y, vas-y, comme tu veux,
Laisse monter le trop plein à la lisière des yeux
Comme tu veux, vas-y, vas-y, comme tu veux,
Fais jaillir le ras-bol, à ras-bord qui prend feu.
Comme tu veux, vas-y, vas-y, comme tu veux,
Sens-tu le sol se fendre en deux?

Abandonne, vas-y, vas-y, abandonne,
Pour qu à nouveau chaque seconde t'étonne.
Abandonne, vas-y, vas-y, abandonne,
Tu pèses plus rien toi qui pesais des tonnes.
Abandonne, vas-y, vas-y, abandonne,
Tape des pieds pour que la terre
Sous tes pieds résonne, résonne, résonne.

J'ai tant escamoté. Zaz


J'ai tant escamoté, l'angle des parapets
De mes incontournables et de mes indomptables
Dédicacé mes nuits, et levé les poignets
Sur les comptoirs luisants de flaques innombrables
De chagrins sans marée, de mensonges enjambés.
Des marais de promesses, non moi je n'en veux plus
Juste que disparaisse, le goût du survécu
Et que des alibis, je me déshabitue.

Et pour qu'on intoxique mes veines assoiffées,
Je vous tends ma chemise, baisse mon pantalon,
Je suis nue comme un vers, dt je remplis d'hiver,
Cette folle tentation, qui gèle mes frissons.

Aux phares sans lumière, je me suis accrochée
Et gravée sur ma chair au cuir désespéré,
L'encre de mes chimères, celle de vos baisers
Tarie dans les ornières de mon identité,
Les fugues sans frontière, les refuges obtus
L'alphabet du bréviaire, non, moi je n'en veux plus
Je confesse à ma bière tous ces malentendus,
J'avoue à la kermesse mon paradis perdu.

Et pour qu'on intoxique mes veines assoiffées,
Je vous tends ma chemise, baisse mon pantalon,
Je suis nue comme un vers, dt je remplis d'hiver,
Cette folle tentation, qui gèle mes frissons.

J'ai tant escamoté l'ange de ma liberté
De mes incontournables et de mes indomptables
Que les angles du ciel, ceux de la charité
Ont lu dans mon regard l'aurore insurmontable.
De mes lambeaux de larmes, de mon cœur ébréché
Du souffle et de sa panne, non, moi je n'en veux plus
Je dissous mon absence, je renais en silence
Je serre tout contre moi, le saints du porte-clé.

Et pour qu'on intoxique mes veines assoiffées,
Je vous tends ma chemise, baisse mon pantalon,
Je suis nue comme un vers, et je remplis d'hiver,
Cette folle tentation, qui gèle mes frissons.
Et pour qu'on intoxique mes veines assoiffées
Je vous rends ma chemise ivre de liberté
Je délaisse l'hiver, je laisse à l'abandon
Cette folle tentation qui gèle mes frissons.

La lessive. Zaz


On gravit des sommets dans nos vies, dans nos cœurs,
Cet amour infini mélangé de douleur,
Le partage et l'instant du bonheur,
Qu'on garde ancré en soi comme pour lui rendre honneur.

Je gravis la montagne, comme je gravis ma vie,
Tous ces regards croisés, si les ai compris
J'ai pourtant vu mille fois, et suis encore surprise
De la beauté des êtres qui m'ont fait lâcher prise.


C'est la beauté sans mot qui transforme un instant,
A genoux dans la glace, laissant faire ce qui doit,
Je garde en moi le chaud, la saveur du présent
De ces moments de grâce qui fut vous qui fut moi.


Ils vivent leur ascension, grimpent et bravent leur peur,
Il n'y a nulle prison que celle qu'on ce crée au cœur,
Je prends note et leçon dans ses vives lueurs.
La lune, leurs regards, ne pas mourir avant l'heure.

Je garde précieusement l'expérience dans ma chair,
Revenir au quotidien lui non plus ordinaire,
Dans les pages d'un bouquin, ces phrases qui me décrivent,
Tout se termine et prend fin, après l'extase la lessive.


C'est la beauté sans mot qui transforme un instant,
A genoux dans la glace, laissant faire ce qui doit,
Je garde en moi le chaud, la saveur du présent
De ces moments de grâce qui fut vous qui fut moi.


Encordée dans ma tête jusqu'à mon sac-à-dos,
Des petites tempêtes me poussent vers le haut,
Le froid que je respire, je sens que je m'allège,
Je n'ai rien vu venir les deux pieds dans la neige.

Depuis c'est plus facile et un pas après l'autre,
Si je marche tranquille, si je suis quelqu'un d'autre,
J'aurai toute ma vie laissant faire ce qui doit,
Ce ce qu'on gravi qui fut vous qui fut moi.


C'est la beauté sans mot qui transforme un instant,
A genoux dans la glace, laissant faire ce qui doit,
Je garde en moi le chaud, la saveur du présent
De ces moments de grâce qui fut vous qui fut moi.


C'est la beauté sans mot qui transforme un instant,
A genoux dans la glace, laissant faire ce qui doit,
Je garde en moi le chaud, la saveur du présent
De ces moments de grâce qui fut vous qui fut moi.

T'attends quoi. Zaz


Je suis de Bassora, aux ports du désert,
Mais je ne m'arrête pas aux postes des frontières,
Nomade pour toujours depuis Shéhérazade,
Quand arrivera ce jour qui nous sauvera de la noyade.

Je suis du pays Kham, la tête dans le ciel,
Les montagnes ont une âme, sous les neiges éternelles,
Sherpa depuis toujours, des sommets, des façades,
Quand arrivera ce jour qui nous sauvera de la noyade
Quand arrivera ce jour qui nous sauvera de la noyade.


T'attends quoi?
Que la terre nous gronde?
Que le soleil ne fonde?
Et qu'on enfouisse le monde?
Dis-moi, dis-moi, on attend quoi?
Que la terre nous gronde?
Que le soleil ne fonde?
Et qu'on enfouisse le monde?
Dis-moi, dis-moi, on attend quoi?


Je suis d'une forêt le long de l'Amazone,
Je connais les secrets des plantes et de la faune,
Vivant depuis toujours, j'écoute les cascades,
Quand arrivera ce jour qui nous sauvera de la noyade.

Je suis à la dérive, un bateau sans le vent,
Priant pour que j'arrive où personne ne m'attend,
Perdu depuis toujours, d'odyssées en l'Iliades,
Quand arrivera ce jour qui nous sauvera de la noyade.
Quand arrivera ce jour on se sauvera de la noyade.


T'attends quoi?
Que la terre nous gronde?
Que le soleil ne fonde?
Et qu'on enfouisse le monde?
Dis-moi, dis-moi, on attend quoi?
Que la terre nous gronde?
Que le soleil ne fonde?
Et qu'on enfouisse le monde?
Dis-moi, dis-moi, mais ils attendent quoi?

Dis-moi, dis-moi, mais j'attends quoi?
Que la terre nous gronde?
Que le soleil ne fonde?
Et qu'on enfouisse le monde?
Dis-moi, dis-moi, mais j'attends quoi?
Dis-moi, dis-moi, mais j'attends quoi?

Gamine. Zaz

Je pourrais t'attraper comme ça
Et d'un coup t'arracher les yeux,
Si tu ne me regardais pas
Avec le joie d'être amoureux.
Je pourrais tourner sur la tête
Devenir folle en quelques heures,
Si jamais tu prenais l'envie
De ne plus croire en mon bonheur.

Ça me fait mal.
Ça me brûle à intérieur,
C'est pas normal,
Et j'entends plus mon cœur,
C'est des histories
Pour faire pleur les filles,
Je n'ose y croie,
Je ne suis plus une gamine.

Je peux crier pendant des heures
Si tu ne reviens pas tout d'suite,
Ou bien filer à 100 à l'heure
Pour aller te chercher des frites.
Il suffit que tu claques des doigts
Pour qu'j'apparaisse dans ton salon,
Mais si jamais tu n'ouvres pas la porte
Promis, je la défonce.

Ça me fait mal.
Ça me brûle à intérieur,
C'est pas normal,
Et j'entends plus mon cœur,
C'est des histories
Pour faire pleur les filles,
Je n'ose y croie,
Je ne suis plus une gamine.

J'aime à nouveau. Zaz


 Des raffales d'émotions,
M'envahissent et me saoulent et c'est l'illusion
M'ont fait perdre la boule... Alors
J'suis folle, j'suis folle, j'suis folle

Des couleurs dans les yeux
Bien plus encore
Des envies plein les cheveux
Et jusqu'au fond de mon corps
Qui crie...
Je vis, je vis, je vis

J'aime j'aime à nouveau
J'aime j'aime à nouveau
Et j'm’en étonne chaque jour
Et j'm’en étonne chaque jour
J'aime j'aime à nouveau
J'aime j'aime à nouveau
Sans dépendance en retour
Sans dépendance en retour
J'aime j'aime à nouveau
J'aime j'aime à nouveau

J'ai redéfini qui je suis
Vous trouverez ça infantile...
Ou futile

Derrière la lumière
Je suis je serai le meilleur dans mes frères
Je regarde et cultive, au pire
J'y crois, j'y crois, j'y crois

Et c'est sans prétention
Je chante à l'unisson
Nos forces en commun
Pour faire entendre nos voies
La voie...
C'est toi, c'est toi, c'est toi

J'aime j'aime à nouveau
J'aime j'aime à nouveau
Et j'm’en étonne chaque jour
Et j'm’en étonne chaque jour
J'aime j'aime à nouveau

J'aime j'aime à nouveau
Sans dépendance en retour
Sans dépendance en retour
J'aime j'aime à nouveau
J'aime j'aime à nouveau

J'ai fait en moi un autre deal
Vous trouverez peut-être ça futile...
Infantile

À l'évidence légère cette chanson n'est pas
On est bien trop sur terre à baisser les bras
On s'cache derrière nos carapaces de durs à cuirs
On se construit des murs autour de soi pour moins ressentir
On s'cache derrière nos carapaces de durs à cuirs
On se construit des murs autour de soi pour moins ressentir

Le jeu du monde
Et j’m’en étonne chaque jour
L'enjeu du monde
Sans dépendance en retour